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My Philosophy – Une histoire de femmes

English version below

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Nous arrivons déjà à la fin de notre périple dans l’univers de My Philosophy. Cette semaine, nous allons nous intéresser à la relation aux femmes de la marque.

Une histoire de femmes et de féminisme ?

My Philosphy propose des vêtements féminins, a été créé par une femme et les vêtements sont fabriqués par des femmes. Vous l’aurez compris, le sexe faible a la part belle dans l’histoire de cette marque.

Mais finalement, My Philosophy intègre aussi un peu une dimension féministe dans son univers.

En effet, si la mode est aujourd’hui une industrie particulièrement dépendante d’une main d’oeuvre peu chère, ces ouvriers vulnérables sont en majorité des femmes. Elles sont généralement les plus touchés par une pauvreté extrême et leur choix sont bien souvent très limité. Ainsi, dans beaucoup de pays d’Asie, le choix se résume à l’industrie textile ou à l’industrie du sexe…

Finalement, la mode éthique et responsable, c’est donc aussi un peu une cause féministe.

Donner un travail décent, une éducation et un savoir-faire à ces femmes, c’est aussi leur donner une certaine forme d’indépendance, et c’est en cela que la mode responsable peut également avoir un rôle social majeur.

Lorsque j’ai rencontré Kroeusna, nous avons évidemment parlé de son atelier et du temps qu’elle passe avec les ouvrières. Elle m’a notamment raconté deux anecdotes dont elle est particulièrement fière et qui prouvent bien ce rôle de la mode.

L’une des couturière a eu le courage de quitter son mari et de demander le divorce après avoir  commencé à travailler dans l’atelier My Philosophy. Pourquoi ? Parce qu’elle savait qu’elle avait désormais les ressources nécessaires pour subvenir à ses propres moyens, sans devoir dépendre d’un homme. Il faut également noter que le divorce n’est pas aussi accepté au Cambodge qu’il ne l’est en France. Le geste de cette femme était donc d’autant plus courageux.

Une autre des couturière a elle fait le choix de ne pas se marier, elle est aujourd’hui un pilier de sa famille qu’elle aide financièrement grâce aux revenus de son travail. Dans les pays asiatiques, ce rôle est normalement plutôt réservé aux hommes.

Ces deux anecdotes prouvent à mon sens le rôle libérateur que peut avoir la mode.

Petite parenthèse. Aujourd’hui, je lis pas mal d’articles expliquant pourquoi nous devrions rapatrier la production de vêtement (ou d’électroniques etc…) en Europe et en France. Rapatrier ces unités de production en Europe, c’est évidemment rapatrier de l’emploi, et ça c’est une bonne chose.  Cependant, c’est également accepter d’abandonner tous ces emplois là bas… En effet, l’économie d’un pays comme le Bangladesh par exemple est basée à 80% sur l’industrie textile. Alors boycotter le made in Bangladesh ou fermer les usines sur place signifierais également participer à la chute d’un pays tout entier et d’un peuple qui se retrouverais sans aucune ressources.

A mon sens, il est important d’améliorer les conditions de travail sur place et de soutenir les projets qui existent déjà, comme celui de Kroeusna pour permettre à ces hommes et à ses femmes de vivre et de travailler dans des conditions décentes.


We are already approaching the end of the month and consequently the end of our journey through My Philosophy’s story.

This week I wanted to tell you a bit more about the relationship the label created with women. Not only has it been created by a woman, but the garments are made by a 100% feminine team and targets women.

Women are really the centerpiece of My Philosophy

A women’s tale of feminism?

The textile industry is awfully reliant on cheap labor and the majority of these workers are women. Women are more exposed to poverty in the South because they usually have no options (work in the textile industry or the sex industry are usually the only options).

Consequently, improving the conditions for the textile workers mainly means improving the conditions for women. In that way, ethical fashion can be seen as a feminist cause. 

When I met Kroeusna we talked a lot about the workshop and the seamstresses in Cambodia. Kroeusna is very proud of the women working with her and she’s also proud of the effect the workshop had on the women. 

She thus told me the stories of two of the women she is working with. One decided to ask for a divorce after starting to work for My Philosophy because she knew that she could support herself without being dependent of a man so she was not afraid. This is also quite a brave act because divorce is not exactly welcome in Cambodian culture. 

Another woman decided not to get married at all. She is living alone and sending money to support her family. Consequently she plays a huge role (a role that is normally played by the men of the family). 

These stories are just but a few of the example of the change fashion can make on society. By supporting women, the textile industry can (and should) give them empowerment and independance. 

This leads me to another topic I’ve seen recently in the newspaper. I’ve read of few articles on why we should bring back the production of our clothes and electronics (etc…) in Europe or US. Although I agree that is it very important and could bring back lots of work to us. There’s also a problem to that. 

Today, the economy of some Asian countries are mainly based on the textile industry (80% for Bangladesh for instance). So bringing back production to Europe and US also means that those jobs wouldn’t be available in those countries. We would create somewhat the fall of entire countries. 

To me, there’s enough space for made in France to cohabit with made in Bangladesh. However what we need to do is strive to give the workers in those country better working and living conditions. For that, we can support the labels that are trying to do that at their own small scale, like My Philosophy. 

 

 

 

 

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